Nous avons acheté un chat et je viens de découvrir que je suis allergique aux poils. Comment faire pour minimiser mon allergie ?

Pour commencer et contrairement à une idée très répandue, vous n’êtes en fait pas allergique aux poils de votre chat, mais à la protéine, appelée Fel d1, produite par sa salive et ses glandes sébacées. En faisant sa toilette, il dépose cette protéine sur ses poils et provoque vos réactions allergiques.
Environ 4 % de la population suisse souffre d’allergies aux chats. Elles peuvent se manifester par un nez qui coule et des éternuements, des rougeurs et des démangeaisons aux yeux, une toux et une respiration sifflante, voir parfois de l’urticaire. Dans l’idéal, il faudrait pouvoir vous séparer de votre animal, car une exposition prolongée aux allergènes augmente le risque d’asthme et de bronchite chronique.
Si vous ne pouvez toutefois pas vous y résoudre, quelques mesures simples peuvent peut-être vous permettre de mieux vivre la cohabitation. Dans la mesure du possible, essayer de détenir votre animal en dehors du logement. Interdisez-lui l’accès à votre chambre et aérez votre espace de vie tous les jours. Lavez-vous les mains soigneusement après chaque contact et déléguez le nettoyage de la litière et des écuelles à votre entourage. Demandez-leur également de brosser votre chat régulièrement et de passer l’aspirateur en utilisant des filtres anti-allergènes. Enfin, enlevez tous les tapis et autres tissus qui pourraient retenir les poils.
Si malgré toutes ces précautions, vos crises allergiques persistent, votre médecin pourra vous prescrire des antihistaminiques ou un spray nasal contenant des corticoïdes. En cas d’asthme, une prise en charge particulière et sur le long court devra être envisagée. Sachez enfin qu’une désensibilisation existe et qu’elle doit être discutée au cas par cas après un bilan allergologique approprié.
Si vous souhaitez en savoir plus et rencontrer un médecin allergologue, prenez contact avec le Service d’allergologie des HUG.

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